Une douleur sur le côté de la hanche qui réveille la nuit, gêne dans les escaliers ou s’installe après la course ? Il s’agit souvent d’une tendinite de la hanche, que les médecins appellent aujourd’hui tendinopathie. Voici ce qui la provoque, comment la reconnaître, les traitements dont l’efficacité a été évaluée et les gestes de prévention utiles.
- Terme exact : tendinopathie, car le tendon est surtout abîmé plutôt qu’enflammé.
- Diagnostic : examen clinique, complété si besoin par une échographie ou une IRM.
- Traitement : exercices et reprise progressive d’abord ; infiltration ou ondes de choc au cas par cas.
- Urgence : douleur après une chute, fièvre ou appui impossible = consultation rapide.
Tendinite de la Hanche : Comprendre, Prévenir et Traiter #
Plan de l'article
- Tendinite de la Hanche : Comprendre, Prévenir et Traiter
- Qu’est-ce que la tendinite de la hanche ?
- Reconnaître les Symptômes et le Diagnostic de la tendinite de la hanche
- Causes avérées et Groupes à Risque de tendinite de la hanche
- Solutions Thérapeutiques : Traitements validés de la tendinite de la hanche
- Protocole de Réhabilitation et Exercices Spécifiques
- Méthodes reconnues de Prévention
- Conclusion : Synthèse et recommandations finales
- Ressources Pratiques et Outils
- Questions fréquentes sur la tendinite de la hanche
Qu’est-ce que la tendinite de la hanche ? #
La tendinite de la hanche correspond à l’atteinte d’un ou plusieurs tendons qui s’insèrent autour de l’articulation coxo-fémorale. Le mot « tendinite » reste le plus employé, mais les spécialistes lui préfèrent tendinopathie : selon le Vidal, l’examen au microscope montre surtout une dégénérescence du tendon, et non une inflammation. Elle ne concerne pas que les sportifs : une revue publiée dans JBJS Reviews en 2023 décrit la tendinopathie des fessiers comme la plus fréquente des tendinopathies du membre inférieur, touchant une femme sur quatre après 50 ans, quel que soit son niveau d’activité.
Plusieurs tableaux se cachent derrière ce terme général :
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Le point commun reste la répétition de contraintes qui dépasse la capacité d’adaptation du tendon. Lorsque la prise en charge tarde, la douleur peut s’installer sur plusieurs mois : le syndrome douloureux du grand trochanter est d’ailleurs décrit comme une affection souvent chronique.
Reconnaître les Symptômes et le Diagnostic de la tendinite de la hanche #
Identifier tôt les signes permet d’adapter ses activités avant que la douleur ne s’installe. D’après l’Académie américaine des chirurgiens orthopédistes (OrthoInfo) et le NHS, les manifestations typiques sont :
- une douleur sur la pointe osseuse externe de la hanche, qui peut s’étendre à la face externe de la cuisse ;
- une douleur plus marquée la nuit en position couchée sur la hanche atteinte ;
- une gêne accrue lors de la marche prolongée, de la montée des escaliers ou après une longue position assise ;
- pour le psoas, une douleur plutôt dans l’aine, parfois associée à une sensation de ressaut.
Le diagnostic est d’abord clinique : le médecin recherche une douleur à la pression du grand trochanter et teste la mobilité et la force de la hanche. Seules l’échographie ou l’IRM permettent de préciser le type d’atteinte du tendon, rappelle le Vidal ; elles servent aussi à écarter d’autres causes de douleur. À noter : l’imagerie peut rester peu parlante chez certains patients pourtant bien symptomatiques.
- Douleur intense après une chute ou un traumatisme, ou impossibilité de marcher et de poser le pied (urgences).
- Picotements ou perte de sensibilité dans la hanche ou la jambe après un choc.
- Hanche gonflée et chaude, peau qui change de couleur.
- Douleur de hanche avec fièvre et sensation d’être malade.
- Douleur sévère apparue brutalement, même sans chute.
Causes avérées et Groupes à Risque de tendinite de la hanche #
Pour le Vidal, les tendinopathies sont essentiellement provoquées par des gestes répétitifs qui imposent une contrainte excessive à des tendons mal entraînés, mal échauffés ou fragilisés par une maladie ou certains médicaments. Autour de la hanche, les facteurs décrits par les sources médicales sont :
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- Surmenage lié à la course, à la montée d’escaliers ou au vélo ;
- traumatisme de la hanche (chute, appui prolongé sur le côté) ;
- bandelette ilio-tibiale raide, inégalité de longueur des jambes, troubles de la colonne modifiant la marche ;
- polyarthrite rhumatoïde, antécédent de chirurgie ou de prothèse de hanche ;
- changements liés à l’âge au niveau des insertions des fessiers, aggravés par une biomécanique de hanche défavorable ;
- facteurs généraux : tabac, diabète, excès de cholestérol et certains antibiotiques (fluoroquinolones).
Les groupes à surveiller sont donc les femmes après la cinquantaine, les coureurs et sportifs aux gestes répétés, les personnes présentant une asymétrie des membres inférieurs et celles qui reprennent une activité trop vite.
Solutions Thérapeutiques : Traitements validés de la tendinite de la hanche #
Il n’existe pas de traitement unique : le choix dépend de l’ancienneté de la douleur, de la gêne et du bilan médical. Une revue systématique de 2025 (Clinical Rehabilitation) conclut que l’éducation associée aux exercices peut être recommandée comme approche centrale, éventuellement complétée par une infiltration ou des ondes de choc focalisées.
Les thérapies manuelles, dont la chiropraxie, ne figurent pas parmi les interventions dont cette revue a retenu l’efficacité dans la tendinopathie des fessiers. Quel que soit le praticien consulté et l’outil utilisé, elles ne remplacent ni le bilan médical ni le programme d’exercices. Les injections de plasma riche en plaquettes (PRP) sont parfois proposées, mais des doutes subsistent sur leur efficacité selon le Vidal.
L’avis d’un médecin généraliste, d’un médecin du sport, d’un rhumatologue ou d’un kinésithérapeute reste indispensable pour adapter le traitement à votre situation.
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Protocole de Réhabilitation et Exercices Spécifiques #
La rééducation active est le pilier du retour à la mobilité. L’essai de référence est l’essai LEAP publié dans le BMJ en 2018 : 204 personnes de 35 à 70 ans, souffrant d’une douleur latérale de hanche depuis plus de trois mois avec une tendinopathie des fessiers confirmée par IRM, ont été réparties en trois groupes.
Le programme d’éducation et d’exercices a aussi obtenu les scores de douleur les plus bas à huit semaines. Sur un an de suivi, une analyse économique de cet essai conclut qu’il améliore la qualité de vie et reste coût-efficace face à l’infiltration et à l’attente.
Concrètement, un programme de rééducation s’articule autour de quelques axes, à doser par le kinésithérapeute :
- Comprendre et gérer les charges : repérer les positions et activités qui entretiennent la douleur, puis les réintroduire progressivement.
- Renforcement des muscles de la hanche, en particulier les fessiers, pour stabiliser le bassin.
- Assouplissements doux des structures raides, comme la bandelette ilio-tibiale, sans chercher la douleur.
- Exercices fonctionnels repris à domicile entre les séances.
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Méthodes reconnues de Prévention #
Pour limiter les récidives, les recommandations grand public d’OrthoInfo et du NHS convergent vers quelques gestes simples :
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- Éviter les activités répétitives qui sollicitent fortement les hanches, ou les doser progressivement.
- Entretenir la force et la souplesse des muscles de la hanche.
- Surveiller son poids et perdre du poids en cas de surpoids.
- Corriger une inégalité de longueur des jambes avec une semelle adaptée, sur avis d’un professionnel.
- S’échauffer et augmenter l’entraînement par paliers : un tendon mal préparé est plus exposé.
- Éviter les sièges trop bas et le port de charges lourdes pendant une poussée douloureuse.
- Consulter tôt si la douleur persiste, pour éviter qu’elle ne s’installe.
Conclusion : Synthèse et recommandations finales #
Face à une tendinite de la hanche, mieux vaut agir dès les premiers signaux que banaliser une douleur latérale persistante. Les données disponibles placent l’éducation et les exercices encadrés au centre du traitement, les autres options venant en complément au cas par cas. La guérison demande de la patience : le Vidal évoque jusqu’à six mois de repos relatif et de traitement pour une tendinopathie.
- La douleur typique siège sur la face externe de la hanche et s’aggrave couché sur le côté.
- Le diagnostic est clinique ; échographie et IRM précisent l’atteinte si besoin.
- Exercices et gestion des charges sont le traitement de première intention le mieux étayé.
- Infiltration et ondes de choc se discutent au cas par cas avec le médecin.
- Chute, fièvre, hanche chaude ou appui impossible : consultez sans attendre.




